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> JAG, FANFIC
djikay
posté vendredi 29 juillet 2005 à 08:36
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Un si joli week-end

Vendredi 3 juillet 22h15
Quartier général du JAG
Falls Church Virginie

La porte de la salle du tribunal s’ouvrit et le Colonel Sarah Mackenzie entra. Les personnes présentes se levèrent
- Veuillez vous asseoir dit Mac. Le jury est-il prêt à rendre son verdict ?
- oui votre honneur
- nous vous écoutons
- à la question êtes-vous coupable de manquement au devoir, le jury vous déclare coupable. A la question êtes vous coupable de désertion le jury vous déclare coupable.
- En conséquence, je vous condamne à 20 ans de réclusion à la prison de Levenworth ainsi qu’à la radiation de l’armée… Gardes, emmenez le prisonnier…. La séance est levée.
Mac ramassa ses papiers et se dirigea vers la sortie du tribunal. Sturgis félicitait Bud pour sa prestation. Ce dernier avait gagné son premier grand procès et par la même occasion l’estime de tous. Mac n’avait jamais douté de sa valeur, mais avec tout ce qui lui était arrivé depuis la perte de sa jambe, il avait eu beaucoup de doutes sur sa carrière, doutes qui ont été levés aujourd’hui.
- Beau travail Bud dit Mac en s’approchant
- Merci Madame… Mais il était temps que çà se termine . Je suis à plat.. Ce week-end de la fête nationale va me faire du bien.
- A qui le dites vous ! j’ai encore quelques dossiers à ranger et je rentre.
Ils sortirent de la salle et Mac se dirigea vers le bureau de l’Amiral qu’elle occupait provisoirement.
- Allez-y Bud, je fermerai la boutique. Je suppose que vous avez prévu quelque chose avec Harriet ?.
- Oui, Madame. Micky a une permission et il vient garder les enfants samedi soir. AJ est fou de joie à l’idée de revoir son oncle et c’est réciproque je crois. J’emmène Harriet dîner au restaurant ; vous comprenez depuis la naissance du petit Jimmy nous ne sommes pas beaucoup sortis ensemble… Et vous Madame, vous avez des projets ?
- Rien de spécial… sinon un bon bain chaud en rentrant et une très, très longue grasse matinée demain. Bon week-end Bud et amusez-vous bien.
- Merci Madame , vous aussi.
Elle entra dans le bureau, s’écroula dans le grand fauteuil et enleva ses chaussures qui lui faisaient mal aux pieds depuis ce matin. Tant pis si elle n’arrive plus à les remettre, elle rentrerait à pieds nus chez elle s’il le faut. Elle soupira en voyant la pile de dossiers. Ils avaient tous eu beaucoup de travail ces temps-ci. C’est à peine si elle avait vu ses collègues : Bud et Sturgis avaient traité l’affaire Desmond, Harriet était au Pentagône et se démenait pour préparer un gala de charité au profit des troupes en Irak, l’Amiral Chegwidden, lui, était en voyage de noces avec Mérédith et Harm était en mer sur le Sea Hawk. Elle ne savait pas quand il devait rentrer. Depuis qu’il s’était écrasé en mer la veille de son mariage avec Mic Brumby, elle préférait ne rien savoir concernant la date de ses retours pour ne pas devenir folle en imaginant le pire quand il avait quelques minutes de retard. Elle avait donc dû faire face à tous ces problèmes, cette dernière affaire ayant été un vrai calvaire. Heureusement c’était fini et il y avait ce week-end de repos en perspective. Elle se remit au travail en soupirant ; ses pensées menaçaient de se tourner vers Harm et elle était trop exténuée pour cela. Elle avait laissé la porte ouverte car elle se croyait seule, mais alors qu’elle pivotait sur son siège, son cœur fit un bond dans sa poitrine : l’objet de ses pensées se matérialisa dans l’encadrement.. Harm était là, nonchalamment appuyé à la porte, les bras croisés. Elle le soupçonna de l’avoir espionnée depuis un moment car il avait ce sourire et ce regard de braise qui la faisait fondre et qui faisait battre son cœur à un rythme inhabituel.
- Hé ! encore sur le pont, Marine ?
- Harm ! je vous croyais toujours en mer, quand êtes-vous rentré ?
- Cet après-midi. Vous étiez en salle d’audience ; je n’ai pas pu vous saluer avant, votre honneur.
- Moquez-vous ! pendant que vous vous amusiez sur votre bateau moi j’avais toutes les affaires en cours à voir, les papiers administratifs à régler sans compter le temps que j’ai passé da,ns la salle du tribunal…
- Je vous ai manqué alors ! dit-il en s’approchant
- L’excellent avocat que vous êtes m’a manqué
- Colonel ! un compliment de votre part ! vous devez être très fatiguée.
- J’avoue que ce week-end est le bienvenu
- Vous avez prévu quelque chose… à part vous reposer, je suppose ?
- Non, rien de spécial.
- Ca vous dirait de m’accompagner ? j’ai rendez-vous avec « Sarah », histoire de s’envoyer en l’air.
- Harm ! est-ce une façon de parler de ses rendez-vous galants ! dit-elle, tout en sachant que «Sarah » n’était, ni le prénom de sa dernière petite amie en date, ni le sien d’ailleurs, mais le nom de son Stirman baptisé ainsi en l’honneur de la grand-mère de Harm…. Je ne sais pas si j’aurai la force de me lever.
- Allez Mac ! venez ! vous avez besoin de vous changer les idées et cela vous fera du bien de prendre l’air.
- D’accord… je me rends matelot !
- Je passe vous prendre à 7 h ; rentrez bien et bonne nuit.

Samedi 4 juillet 7 h 00
appartement de Sarah Mackenzie
Georgetown, Virginie

Dans les brumes de son rêve, Sarah perçut le bruit d’une sonnette qui agaçait son oreille. Elle se retourna en marmonnant « allez au diable c’est mon jour de repos » Mais la personne qui tambourinait à sa porte ne la laissa pas se rendormir. Tout à coup elle émergea de sa torpeur : quelqu’un l’appelait. Elle jeta machinalement un oeil à son réveil et s’assit brusquement dans son lit. 7 h 05. Elle venait de se souvenir de son rendez-vous avec Harm. Rejetant ses couvertures et enfilant un peignoir, elle alla ouvrir la porte. Il était là, les mains sur les hanches, plus séduisant que jamais dans son jean et sa chemisette bleue au col ouvert. Son regard fut irrésistiblement attiré vers ce triangle de peau hâlée où elle vit briller une fine chaîne en or qui se perdait dans l’échancrure et qu’elle ne lui avait jamais vu porter. Elle n’avait aucune chance de s’en sortir face à ce débordement de charme et de virilité. C’était une arme de destruction massive à lui tout seul et ce qu’il risquait de détruire c’était son pauvre petit cœur qui la trahissait en battant la chamade Ca ne devrait pas être permis d’être si beau à une heure aussi matinale alors qu’elle devait donner un spectacle bien moins agréable avec ses yeux embrumés de sommeil et ses cheveux en bataille.
- Panne d’oreiller marine ?
- Je suis désolée Harm… J’ai oublié de mettre mon réveil à sonner hier soir
- Je vous donne 10 minutes, Mac… ou je vous emmène telle que vous êtes.
Sarah resserra la ceinture de son peignoir et se précipita dans la salle de bain, certaine qu’il mettrait sa
menace à exécution si elle n’était pas prête à temps. Si elle s’était retournée, elle aurait vu Harm se passer nerveusement la main dans les cheveux. « Bon sang » jura-t-il « il ne manquait plus que çà » Quand elle lui avait ouvert la porte et qu’il l’avait vue toute chiffonnée de sommeil, il avait senti son cœur manquer un battement. Depuis qu’il l’avait surprise à son bureau hier soir, si belle sous la lumière douce de la lampe, elle avait occupé toutes ses pensées et sa nuit avait été plus qu’agitée. Il ne savait pas pourquoi il l’avait observée à son insu, mais elle lui avait parue différente tout à coup. Non seulement elle était belle et intelligente, mais elle était aussi courageuse et avait un humour décapant. Lorsqu’il la taquinait elle trouvait toujours une réplique à laquelle il ne s’attendait pas…. Et il adorait çà. C’était comme si son esprit avait enfin accepté hier soir, ce que son cœur savait depuis longtemps : elle était celle avec qui il voulait passer le reste de ses jours et c’était la mère qu’il voulait pour ses enfants. Il avait décidé de ne plus lui cacher ses sentiments. Il était attiré par elle depuis des années mais avait toujours eu peur de lui avouer ce qu’il ressentait. Maintenant il en avait assez de cette existence vide et solitaire. Aucune de ses aventures précédentes ne lui avait donner l’envie de fonder une famille. Mais c’était différent avec Sarah. Ils avaient partagé de bons moments mais aussi les pires. Elle l’avait sauvé plusieurs fois d’une mort certaine comme il avait risqué sa vie pour elle. Sarah était son égale, l’ élément féminin qui manquait à son existence. Le plus difficile serait de savoir ce qu’elle ressentait vraiment pour lui, car depuis leur retour du Paraguay, elle l’avait maintenu à distance et un peu ignoré. Bien sûr elle lui avait reproché de ne pas vouloir s’engager avec elle et l’Amiral lui avait fait un sermon sur le même sujet avant son retour au Jag, mais il avait changé. Hier il avait eu enfin une occasion de passer un moment seul avec elle et il était décidé à tenter le tout pour le tout ; il devait savoir car il était prêt à s’investir à deux mille pour cent dans une relation durable avec celle qui faisait battre son cœur.
La porte de la salle de bain s’ouvrit le tirant de ses réflexions. Mac avait revêtu un fin pantalon de couleur beige et un débardeur fleuri à fines bretelles. Elle était éblouissante et maintenant il en était sûr, il ne survivrait pas à cette journée, son cœur ne tiendrait pas le coup. Elle avait surpris son regard et se demandait ce qui le tracassait.. Peut-être regrettait-il de l’avoir invitée ?
- Quoi ? ne put-elle s’empêcher de dire
- Rien… on y va ? répondit-il en avalant sa salive.
Dehors le soleil brillait et la journée promettait d’être chaude. Harm savait qu’elle l’était déjà.

Samedi 4 juillet 8h 15
Aéroport municipal de Blacksburg Virginie

Lorsqu’ils arrivèrent devant le hangar, le petit avion jaune et noir les attendait. Le plein avait été fait et il ne leur restait plus qu’à embarquer. Harm sortit deux blousons et deux paires de lunettes du coffre de sa voiture et Mac crut y apercevoir un mystérieux panier.
- enfiler çà. Là haut il peut faire froid et je ne voudrais pas que vous tombiez malade.
- A vos ordres capitaine ! répondit –elle en souriant
Ils montèrent à bord du petit coucou et bientôt ils se retrouvèrent dans le ciel bleu azur. Il y faisait plus frais en effet., mais Sarah n’y prêta pas attention, Elle était émerveillée par le paysage qui défilait sous les ailes. Ce n’était pas la première fois qu’elle volait avec Harm mais aujourd’hui elle en appréciait chaque seconde avec une acuité particulière. Elle se sentait tout à coup en pleine forme comme si toute la fatigue accumulée depuis des semaines s ‘était envolée. Harm par contre était extrêmement tendu. La décision qu’il avait prise ce matin lui revenait sans cesse à l’esprit et il essayait d’imaginer comment aborder le sujet avec Mac. Et pour l’instant il n’avait pas trouvé la solution. Il décida de se concentrer sur le pilotage bien que son regard fut souvent attiré par sa passagère dont il voyait les petites mèches ébouriffées par le vent juste devant lui. A ce moment précis, Mac se tourna vers lui en souriant et leva le pouce en l’air pour lui signifier qu’elle aimait beaucoup la ballade car toute conversation était difficile à cause du bruit du vent dans leurs oreilles..
Après un vol idyllique, ils revinrent se poser à Blacksburg. Une fois l’appareil immobilisé et après qu’ils eurent enlevé blousons et lunettes, Harm aida Mac à descendre. Elle posa les mains sur ses épaules tendis qu’il lui prenait la taille et la faisait glisser au sol. Elle avait les joues rosies par le vent et las cheveux ébouriffés mais elle était plus belle que jamais. Ils se regardèrent un moment en souriant puis Mac se mit sur la pointes des pieds et l’embrassa soudainement sur la joue juste à la commissures des lèvres puis lui dit dans un souffle « merci, c’était merveilleux »… et avant qu’il ne puisse réagir elle s’écarta de lui et enchaîna :
- je meurs de faim. Si on allait manger quelque part ?
- Cà vous dit un pique-nique ? Je connais un coin superbe pas très loin d’ici.
- Merveilleux. Vous pensez à tout à ce que je vois
Sarah ne savait pas pourquoi tout à coup elle avait eu l’envie irrésistible de l’embrasser. C’était peut-être parce qu’elle voulait quelque chose de plus que cette relation amicale qui semblait lui convenir. Elle savait qu’il était attiré par elle comme elle l’était par lui. Mais jusqu’où était-il prêt à s’investir ? ; elle ne le savait pas et elle avait décidé de le provoquer pour en avoir le cœur net. Dans l’avion, elle avait élaboré un programme de séduction qu’elle avait tout de suite mis en pratique. Elle voulait tester sa capacité de résistance et il ne savait pas ce qui l’attendait. Et encore elle s’était retenue car elle avait eu l’intention de l’embrasser sur les lèvres et non juste à côté mais au dernier moment elle s’était dit qu’il fallait y aller lentement.
Ils reprirent la route et Harm tourna dans un petit chemin juste avant la ville. Il arrivèrent à la limite d’un bois. Le paysage était magnifique. Les champs légèrement vallonnés s’étendaient à perte de vue, ponctués çà et là par des bosquets où les oiseaux offraient leur concert gratuit. On entendait également le bruit de l’eau transparente d’une petite rivière. De cette vue, se dégageait une impression de calme et de sérénité. On aurait pu se croire perdu au milieu de nulle part alors qu’on était aux portes de la ville.
- Ce coin est vraiment superbe… mais vous êtes sur que l’on peut pique-niquer ici ? demanda Mac
- Rassurez vous, ce bout de terrain est à moi… Un moment, j’ai envisagé d’y construire une maison mais çà ne s’est pas fait.
- Harm ! vous ne m’en avez jamais parler… Vous avez d’autres secrets inavouables ?
- Quelques uns répondit-il en souriant mystérieusement. Si on mangeait ?
Ils sortirent le panier du coffre de la voiture ainsi qu’une couverture qu’ils étendirent sur l’herbe au bord de la rivière. Le panier contenait un assortiment de salades, plus appétissantes les unes que les autres, une bouteille d’eau et des fruits. Ils mangèrent en discutant de tout et de rien. Puis Harm remit le panier dans le coffre tandis que Mac, toujours assise sur l’herbe, se détendit en allongeant ses jambes et en posant les mains derrière elle pour offrir son visage au soleil. Elle ferma les yeux et aurait bien fait une sieste si elle avait été seule. Harm revint vers elle et s’assit perpendiculairement puis s’allongea en posant sa tête sur les genoux de Sarah et ferma les yeux en soupirant, les mains croisées sur son ventre. Mac retint son souffle ; elle sentait la chaleur des épaules de son compagnon contre sa cuisse et cela la troublait énormément. Elle savoura pourtant ce moment d’intimité puis demanda :
- Harm, quand avez-vous eu l’intention de construire votre maison ici ?
- Les oreillers ne parlent pas répondit-il
- Mais le vôtre parle.
- C’était il y a longtemps..
Il se releva et passa un bras au dessus des jambes de Mac. Leurs regards se croisèrent intensément, puis Harm se pencha lentement vers elle et l’embrassa. C ‘était un baiser très doux, tendre et sensuel à la fois. Elle retint le gémissement qui montait dans sa gorge. Quand leurs lèvres se séparèrent , elle vit l’émotion qu’il y avait dans ses yeux ; lui aussi avait partagé son trouble. Son programme commençait à fonctionner et plus vite qu’elle ne l’avait espérer. Il lui sourit et se releva souplement en lui tendant la main pour l’aider. « il vaut mieux que nous allions voir le défilé parce que si nous restons là je ne sais pas ce qui arriverai… ou plutôt je le sais trop bien » dit-il en pliant la couverture. Elle le suivit sans rien dire infiniment troublée par ses paroles et ils reprirent le chemin de la ville. Ils passèrent l’après-midi à regarder le défilé des chars qui retraçaient l’arrivée des premiers colons sur le May Flower puis ils firent le tour de la fête foraine et dégustèrent de la barbe à papa. Harm essaya le tir à la carabine et gagna une peluche dont il fit cadeau à Mac puis il lui prit la main pour traverser la foule qui se pressait devant les attractions et ne la lâcha plus. Mac était émue par la douce pression de sa main dans la sienne et elle aurait voulu que cet après-midi ne finisse jamais. Les paroles de Harm à la fin de leur repas lui revenaient sans cesse à l’esprit mais elle ne voulait rien imaginer à l’avance car trop souvent elle avait été déçue. Hélas il leur restait pas mal de route à faire pour rentrer et leurs pas les dirigèrent bientôt vers le parking où se trouvait la voiture. Le chemin du retour se passa dans un silence pesant ; chacun était perdu dans ses pensées et nul ne voulait rompre le charme de cette journée. Harm se gara devant l’appartement de Sarah puis fit le tour de sa voiture pour lui ouvrir la portière et l’accompagna jusqu’à sa porte. Mac cherchait désespérément un prétexte pour le retenir car elle ne voulait pas qu’il parte déjà, pas après ce qui s’était passé entre eux et ce baiser dont elle gardait la saveur sur ses lèvres. Son esprit travaillait tel un ordinateur mais elle ne trouvait rien de convainquant, et en désespoir de cause, elle lui proposa de prendre un verre de soda ou une bière pour se rafraîchir. Il accepta à son grand soulagement et la suivit dans la cuisine où il s’adossa à un meuble, les bras croisés. Il la regardait d’un air tendre et moqueur à la fois.
- J’ai passé une excellente journée …bien que vous ayez outrageusement flirter avec moi.
- C’est vous qui m’avez embrassée ! protesta-t-elle, outrée, avant de s’apercevoir qu’elle était t.ombée dans son piège.
- Si ma mémoire est bonne c’est vous qui avez commencé.
- Harm, répondit Sarah après un temps de silence, pourquoi êtes-vous venu me chercher au Paraguay ? Vous avez pris le risque de démissionner alors que la Marine et le Jag sont toute votre vie.
- Je n’ai jamais fait confiance à Webb.
- Ce n’était pas la première fois que j’étais en danger, dit-elle en se rapprochant de lui
- Mac, vous savez bien qu’on ne laisse jamais un collègue chez l’ennemi
- Ce n’est pas une raison suffisante,. poursuivit-elle en lui faisant face.
Ils se regardèrent pendant ce qui lui paru une éternité mais Harm gardait obstinément le silence et découragée, elle se dit que jamais elle n’aurait de réponses à ses questions. Elle avait perdu… Le baiser qu’ils avaient échangé ne signifiait rien pour lui, juste un petit flirt tout au plus. Elle eut soudain la gorge sèche et serrée par l’émotion et fit un pas pour se diriger vers le réfrigérateur. Mais Harm lui bloqua le passage en étendant son bras et l’attira à lui en la prenant par la taille. Il plongea son regard dans le sien et dit « et à cause de çà… ». Puis il prit possession de sa bouche comme si cela lui revenait de droit. D’abord surprise, Mac finit par répondre à son baiser ; ses bras se nouèrent autour du cou de cet homme dont elle rêvait depuis tant d’années. Encouragé par la réaction de Sarah, Harm approfondit son baiser et la serra contre lui. Puis il releva la tête et lui dit dans un souffle :
- Dieu ! que je vous aime, Madame.
- Harm, si vous devez encore faire volte face, je préfère qu’on en reste là. J’ai déjà trop souffert la dernière fois.
- Aujourd’hui je suis prêt à aller de l’avant,… avec toi si tu le veux... Je t’aime Sarah.
Elle n’avait donc pas rêver. Enfin il lui avait dit les mots qu’elle attendait depuis si longtemps. Avant qu’elle ne puisse parler, elle se retrouva plaquée contre son corps. Elle dut s’accrocher à lui car ses jambes ne la portaient plus tandis qu’il reprenait ses lèvres. Leur baiser devint passionné et les mains de Harm déclenchaient dans son dos de délicieux frissons. Il était dans le même état qu’elle. Chacune de ses caresses était un délicieux supplice et quand, à bout de souffle, il quitta ses lèvres, il eut peur des mots qu’elle allait prononcer. Malgré sa réaction à ses baisers, il craignait qu’elle ne le repousse. Il mit un doigt sur sa bouche en disant d’une voix devenue rauque par l’émotion :
- Chut…, je ne veux pas que tu me répondes aujourd’hui… car si c’est ce que j’espère, plus jamais je ne te laisserai après. Tu seras à moi comme je serai à toi pour le reste de notre vie. Je veux que tu deviennes ma femme, Sarah et que nous ayons cet enfant qu’on s’était promis il y a cinq ans…Je souhaite que tu y réfléchisses avant.
Elle lui prit la main et retenant des larmes de joie lui dit :
- Harm…Je n’ai pas besoin de réfléchir…Depuis ce fameux soir dans la baie de Sidney, j’ai attendu ce moment... Moi aussi je t’aime…et je veux que tu sois mon mari.
Il sentit un énorme poids quitter ses épaules et son cœur. Ce qu’il éprouvait pour cette femme, il ne l’avait ressenti pour personne. Il la serra dans ses bras savourant les douces courbes qu’il sentait contre son corps et qui bientôt lui appartiendront complètement. Sarah était lovée contre ce torse musclé et ce ventre plat qu’elle rêvait de caresser et d’embrasser. Elle se sentait merveilleusement bien. Elle posa ses lèvres dans le cou de Harm et sa bouche rencontra le métal froid de la chaîne qu’il portait. Elle la prit dans ses doigts et tira dessus faisant apparaître une médaille visiblement très ancienne.
- Je ne l’avais jamais vue
- Non, elle appartenait à mon grand-père. Je l’ai mise ce matin… pour me porter chance.
Et de nouveau il l’embrassa. Ce fut un baiser plein de tendresse et de passion. Sarah gémit soudain et se redressa :
- L’Amiral va nous tuer quand il saura pour nous deux.
- Je sais qu’il t’aime beaucoup et je pense qu’il te pardonnera de te dévergonder avec le mouton noir du Jag.
- Tu exagère ; tu sais bien qu’il te considère un peu comme le fils qu’il n’a jamais eu.
- Nous verrons çà plus tard, pour l’instant j’ai d’autres choses en tête répondit-il en l’embrassant de nouveau.
Ils passèrent ainsi le reste de la soirée à s’embrasser et à se dire tout ce qu’ils avaient tu jusqu’à ce jour, à jamais gravé dans leur mémoire.
Bien des heures après, ils réalisèrent qu’il était très tard. La nuit était tombée sans qu’ils s’en rendent compte. Harm se leva en soupirant :
- Il va falloir que je rentre. J’avais prévu de travailler chez moi demain sur l’affaire Jones.
- Non !… reste… dit-elle en lui prenant la main et en se dirigeant vers sa chambre.
- Sarah, tu es sûre ? Il lut dans son regard le même désir que celui qu’il éprouvait..
- Parfaitement sûre…. répondit-elle en enlevant le premier bouton de sa chemisette.
Les autres boutons subirent le même sort. Puis elle écarta les pans en caressant sa peau chaude et douce. Lentement elle remonta vers les épaules et fit glisser le vêtement qui atterrit sur le sol de la chambre. Harm retenait son souffle. Il sentait monter en lui une douce chaleur. Il ne la touchait pas, mais quand les mains de Sarah descendirent vers la ceinture de son jean il arrêta son geste et, glissant ses mains sous le petit débardeur fleuri, il le tira et le passa au-dessus de sa tête découvrant les courbes généreuses de celle qu’il désirait. Sa respiration s’accéléra quand il envoya le pantalon de Sarah rejoindre les autres vêtements. Son jean suivit le même chemin puis il la souleva dans ses bras et la déposa doucement sur le lit.. Leurs regards exprimaient tout l’amour et le désir qu’ils éprouvaient l’un pour l’autre. Les lèvres de Harm effleurèrent celles de Sarah puis suivirent le chemin que tracèrent ses mains sur le corps de sa compagne. Elle lui rendit caresses pour caresses, baisers pour baisers et ce fut leur première nuit d’amour, promesse de nombreuses autres. Ils laissèrent parler enfin librement leurs corps et leurs cœurs et seule la brise tiède de la nuit s’interposa entre eux pour les envelopper de sa douceur.

Dimanche 5 juillet 12 h15
Appartement de Sarah Mackenzie
Georgetown, Virginie

Le soleil était déjà haut dans le ciel quand Sarah se réveilla. Un léger souffle entrait dans sa chambre en faisant doucement bouger les rideaux devant la fenêtre ouverte et rafraîchissait agréablement l’air après la chaleur de la veille. Elle avait fait un rêve merveilleux : elle avait imaginer qu’elle avait passé la nuit avec Harm et qu’ils avaient fait l’amour. Elle soupira dans son demi-sommeil et se serra contre son oreiller. Celui-ci lui parut être plus doux et plus chaud qu’à l’ordinaire. Elle sentait également un poids sur sa taille et un léger mouvement sous sa joue. Sa main caressait une peau douce et chaude. Elle était encore dans son rêve pensa-t-elle. Mais lorsqu’elle sentit l’étreinte se resserrer sur sa taille, elle ouvrit les yeux pour se trouver à quelques centimètres d’un chaud regard plein de tendresse. Une voix lui murmura « si tu continues je ne réponds plus de rien » Ces mots achevèrent de la réveiller complètement et elle s’aperçut que, ce qu’elle prenait pour son oreiller et qu’elle était en train de caresser, était en fait le torse de Harm. Son cœur bondit de joie dans sa poitrine. Elle n’avait donc pas rêver elle avait réellement passé la nuit avec lui. Tout lui revint alors d’un seul coup en mémoire : le plan de séduction qu’elle avait élaboré, la journée qu’ils avaient passée ensemble hier, l’aveu de leur amour partagé et surtout la merveilleuse nuit qui avait suivi. Ils avaient fait l’amour et s’étaient donnés l’un à l’autre corps et âmes. Leurs baisers et leurs caresses tendres et passionnées à la fois leurs avaient ouvert les portes d’un paradis de sensations inimaginables. Sarah frissonna de plaisir en se rappelant tout cela. Harm en profita pour basculer sur le côté et l’embrasser passionnément, explorant sa bouche chaude, laissant ses lèvres goûter la peau douce de son cou et caressant ce corps souple aux courbes généreuses. Plus aucun doute ne subsistait entre eux sur la nature de leurs sentiments, ils étaient amoureux fous l’un de l’autre et se l’étaient prouvé cette nuit. Sarah laissait ses mains parcourir le dos musclé de l’homme qui avait partagé avec elle ce moment de pur bonheur. Elle savait qu’il l’aimait et qu’elle l’aimerait toute sa vie.
- Je meurs de faim, dit-il en mettant fin provisoirement à leur étreinte.
- Je me demande bien pourquoi répondit-elle malicieusement… Première sous la douche dit-elle en s’échappant de ses bras et en courant vers la salle de bain
- Tu ne perds rien pour attendre.
Harm sourit et résista à l’envie de la suivre. Il était très heureux ce matin et décidé à ce que rien ne vienne ternir cette journée. Il ne voulait rien précipiter et surtout il accepterait le rythme qu’elle voudrait donner à leur relation. Il ne voulait pas l’effrayer en allant trop vite. Si çà ne tenait qu’à lui et si c’était possible, ils se marieraient le jour même mais il voulait aussi savourer ce moment si particulier du début de leur histoire d’amour. Il ne s’attendait pas du tout à la réaction de Sarah après qu’il lui ait avoué son amour. Encore une fois elle l’avait surpris. Il se leva à son tour, enfila son jean et pieds nus se rendit à la cuisine.
Sarah laissa longtemps couler l’eau tiède sur son corps brûlant essayant d’éteindre l’incendie que Harm avait allumé en elle. Mais cette eau bienfaisante ne réussit qu’à la rafraîchir extérieurement. Elle était merveilleusement heureuse et n’avait qu’une hâte : c’était de le rejoindre car déjà il lui manquait. Comment allait-elle survivre au bureau alors qu’il serait là à la tenter ? Elle se sécha et mis son peignoir car tous ses vêtements étaient dans sa chambre. Elle s’arrêta sur le seuil de la cuisine et contempla le sujet de ses réflexions. Harm était debout, torse nu, devant la table. Il ne portait que son jean et une légère ombre bleuissait ses joues lui donnant l’air d’un pirate.
- Le spectacle te plait ? dit-il d’une voix amusée sans quitter des yeux ce qu’il faisait.
- Hum… pas mal répondit-elle
Il était infiniment désirable en cet instant et Sarah ne résista pas. Elle s’approcha de lui et lui entoura la taille de ses bras caressant au passage ce ventre plat et musclé qu’elle avait eu tout le loisir d’explorer cette nuit.
- On ne distrait pas le cuisinier dit-il en l’attirant contre lui et en l’embrassant langoureusement.
Ils partagèrent ensuite la délicieuse salade composée que Harm avait faite en piochant divers ingrédients dans le réfrigérateur de Sarah. Puis il prit à son tour sa douche tandis qu’elle se précipitait dans sa chambre pour ne pas entendre le bruit de l’eau qui la ramenait sans cesse vers le corps de Harm. Elle imaginait toutes ces gouttes qui en ce moment glissaient lentement sur sa peau. Elle se secoua, prit des vêtements propres et s’habilla rapidement. Lorsqu’il sortit de la salle de bain, les cheveux mouillés, une serviette nouée à la taille, elle le trouva plus beau que jamais..
- Il va falloir que je passe chez moi pour me raser je crois dit-il en se passant la main sur le visage.
- Je crois aussi dit-elle en souriant,… quoique j’aime beaucoup ce côté négligé
- J’en profiterai aussi pour ramener un rasoir et une brosse à dents et… mon uniforme.
Sarah comprit alors qu’il avait l’intention de passer la nuit prochaine chez elle et elle en fut très heureuse.
Ils sortirent donc sous le soleil éclatant et se rendirent chez Harm. Pendant qu’il se rasait, Sarah fit le tour de son appartement. Elle était souvent venue ici mais jamais elle n’avait osé regarder de près les objets que possédait Harm. Leur nouvelle intimité lui permettait de le faire maintenant. Elle se promena dans les pièces en évitant la salle de bain, trop dangereuse pour sa tranquillité Dans la chambre, elle vit une photo dans un cadre posé sur un petit meuble près du lit. Elle les représentait tous les deux et avait été prise lors de leur dernier séjour en Afghanistan. Sarah sourit, touchée qu’il ait gardé ce souvenir d’elle. Harm entra, s’avança et prit la photo.
- Que veux-tu je suis un grand sentimental dit-il en déposant un léger baiser sur ses lèvres. Et maintenant, si on allait se promener ?
- D’accord, mais où ?
- Allons à Norfolk, sur la plage
C’est ainsi qu’ils passèrent le reste de cette journée, à se promener sur la plage et à s’embrasser dès qu’ils en avaient envie… et cela arrivait souvent. Dans la soirée, après avoir manger dans un petit restaurant au bord de l’eau, où ils se régalèrent de fruits de mer en regardant le coucher de soleil, ils regagnèrent l’appartement de Sarah et passèrent leur deuxième nuit ensemble, nuit qui fut plus belle encore que la précédente.
Peu avant l’aube, Harm se réveilla. Il fallait qu’il soit le premier au bureau pour ne pas éveiller les soupçons s’ils arrivaient ensemble et aussi pour revoir le dossier Jones qu’il avait complètement négligé ce week-end. Sarah dormait encore tout contre lui et il en profita pour la regarder. Elle était merveilleuse et il sentit son cœur se gonfler de joie à l’idée qu’elle l’aimait et qu’elle l’épouserait dans un délai qu’il espérait le plus court possible. En attendant, il allait falloir supporter les journées de travail à ses côtés sans la toucher ni l’embrasser et il savait déjà qu’il aurait beaucoup de mal à le faire. Mais les nuits leurs appartiendraient et il se rattraperait de toutes ces frustrations. Doucement, il sortit du lit et alla dans la salle de bain. Puis il revint dans la chambre, et réveilla Sarah d’un doux baiser
- Bonjour, mon amour.
Elle ouvrit les yeux et le vit en uniforme, prêt à partir.
- mmm, déjà ? dit-elle en s’étirant et, en nouant les bras autour de son cou, elle l’attira à elle pour l’embrasser à son tour
- Il faut bien que l’un de nous soit raisonnable, répondit Harm malicieusement. A tout à l’heure mon cœur.

Lundi 6 juillet 8 h 25
Quartier général du Jag
Falls Church, Virginie

Sarah sortit de l’ascenseur et se dirigea vers le bureau de l’Amiral en saluant au passage Harriet et Bud ainsi que Jennifer qui étaient déjà tous à leur poste et en évitant de regarder vers un certain bureau dont l’occupant était si cher à son cœur. Elle était en retard ce matin contrairement à son habitude mais elle seule en connaissait la raison. Après le départ de Harm, elle avait repensé à tout ce qui c’était passé ce week-end et à la tournure que prendrait sa vie désormais. Elle avait été prise à son propre piège ; son programme de séduction s’était retourné contre elle et Harm avait répondu au delà de ses espérances. Maintenant, elle redoutait de se retrouver au bureau en sachant qu’il était juste à côté. Elle espérait qu’elle ne se trahirait pas en le regardant trop souvent ou en faisant un geste qui dévoilerait leur nouvelle relation. Elle souhaitait secrètement qu’il lui demande d’accélérer les choses et qu’ils puissent révéler leur amour à tous. Elle en était là de ses pensées quand Jennifer lui apporta les nouveaux dossiers du jour et elle décida de se concentrer sur son travail.
En fin d’après midi, elle était contente d’avoir réussi à ne pas trop penser à Harm, lorsqu’on frappa à la porte.
- Oui entrez dit-elle sans relever la tête de son dossier croyant que c’était Jennifer.
- Alors c’est ici que tu te caches toute la journée répondit une voix chaude reconnaissable entre mille.
Après avoir fermé la porte, iI s’approcha d’elle et déposa un baiser sur ses lèvres en la prenant dans ses bras.
- Tu m’as manquée…
- Harm !.., Jennifer pourrait entrer et nous voir.
- Aucune chance, elle est occupée… Je n’ai pas arrêté de penser à toi depuis ce matin. J’espère que tu abrègera rapidement mon supplice parce que je ne serai bon à rien si je ne peux pas me concentrer sur mon travail.
- C’est pareil pour moi… Mais nous devrons patienter au moins jusqu’à la semaine prochaine et le retour de l’Amiral. J’ai peur de ce qu’il va dire.
- Nous verrons bien mais sache que quoiqu’il arrive je t’aime… Si tu as fini pour aujourd’hui, je t’enlève et je t’emmène dîner chez moi.
- Tout ce que tu voudras répondit Sarah.
Harm la soupçonna d’avoir une autre idée derrière la tête et il espérait que c’était la même que la sienne.

Lundi 13 juillet 8 h 05
Quartier général du Jag
Bureau de l’Amiral Chegwidden

L’Amiral était rentré depuis cinq minutes dans son bureau que déjà on frappait à sa porte. « entrez ». Mac et Harm se présentèrent devant lui et se mirent au garde-à-vous.
- bonjour Amiral comment allez vous ? demanda Harm
- repos. Je vais bien je vous remercie
- et Mérédith ? ajouta Sarah embarrassée.
- Bien également ; elle vous envoie ses salutations… Mais je suppose que vous n’êtes pas là pour prendre de mes nouvelles ou de celles de ma femme… Où est donc le problème ?
- Amiral,… ce n’est pas vraiment un problème dit Harm après avoir jeter un coup d’œil à Sarah qui était étrangement silencieuse. …Quoique… dans un sens …s’en est un…
- Où voulez vous en venir Capitaine, …c’est un problème ou ce n’en est pas un ?
- Hé bien voilà Amiral … Le Colonel Mackenzie et moi… enfin… Sarah et moi… avons décidé de nous…. mariés… et nous désirons avoir votre approbation.
L’Amiral s’adossa à son fauteuil et les regarda l’un après l’autre pendant ce qui leurs sembla une éternité
- Ainsi vous avez décidé de vous marier…dit-il d’un air sévère. Puis il ajouta en se levant et en faisant le tour de son bureau
- Hé bien il était temps… Je commençais à désespérer... Félicitations à tous les deux Il serra la main de Harm qui était soulagé par l’attitude de leur supérieur, et ajouta :.
- Vous permettez ?
- Oui, bien sur
- J’espère que vous mettrez un peu de bon sens dans son crâne de pilote têtu, Colonel dit-il en embrassant Sarah sur la joue… Hé bien, je vais encore devoir me battre avec le règlement pour vous deux comme pour les Roberts,… alors tenez vous tranquilles d’ici là… Au fait… Mérédith m’a chargé de vous inviter chez nous samedi soir avec les autres à la réception que nous donnons pour vous remercier tous de ce que vous avez fait lors de notre mariage…et si par la même occasion vous voulez annoncer le vôtre,… je n’y vois pas d’inconvénients…
- Merci, Amiral répondirent-ils ensemble
- Rompez
- A vos ordres
Dès qu’ils refermèrent la porte du bureau de l’Amiral, ils poussèrent un soupir de soulagement. Les choses se présentaient mieux qu’ils ne l’avaient espérées.
- il va falloir qu’on discute tous les deux dit Harm en volant un baiser à Sarah visiblement soulagée sous les yeux ébahis de Jennifer qui revenait les bras chargés de dossiers. A ce soir, Sarah... et vous… Jennifer…pas un mot…
Puis il sortit en sifflotant suivi par Sarah qui se dépêcha de regagner son bureau avant que leur jeune collègue ne lui pose trop de questions sur ce qu’elle venait de surprendre.

Samedi 18 juillet 21 h 30
Résidence des Chegwidden
MaClean, Virginie

La réception battait son plein. Tout le monde était content de se retrouver en dehors du bureau. Une douce musique accompagnait les conversations. Sarah était déjà là et triturait nerveusement son verre de jus d’orange Si Harm n’arrivait pas dans les minutes qui suivaient, elle allait craquer. Elle sortit pour patienter dehors et fuir un peu le monde qu’il y avait à l’intérieur. Elle se retrouva sous le porche où elle avait échangé un baiser d’adieu passionné avec Harm une semaine avant son mariage avec Brumby. Elle était désespérée ce soir là, par le demi aveu tardif d’Harm qui lui avait fait comprendre sans le lui dire qu’il était amoureux d’elle. Aujourd’hui, c’était tout le contraire, elle était sur un nuage car dans quelques minutes tous leurs amis seraient au courant de la grande nouvelle et ils n’auraient plus à se cacher… si seulement Harm arrivait.. Elle entendit soudain une voiture arriver et reconnu le coupé rouge. Enfin il était là. Elle alla à sa rencontre et se jeta dans ses bras.
- Tu es en retard, pilote
- Excuses moi chérie j’ai été retardé par un ennui technique, je te raconterai plus tard dit-il en l’embrassant puis ils entrèrent dans la maison.
Harm alla saluer tout le monde pendant que Sarah essayait de s’intéresser à la conversation de Mérédith. et. lorsqu’il vint rejoindre les deux femmes, l’Amiral prit son verre et réclama un peu de silence :
- Mes chers amis, Mérédith et moi vous avons réunis ce soir pour vous remercier pour tous vos cadeaux et tous vos vœux de bonheur qui nous ont beaucoup touchés... Mais je serai bref car nous avons également une agréable mission à remplir… et pour cela je passe la parole au Capitaine Rabb.
- Merci Amiral… Hé bien voilà… Il y a quelque temps, j’ai posé une certaine question au Colonel Mackenzie et elle m’a donné une réponse tout à fait satisfaisante… Si vous le permettez, j’aimerai la lui reposer ce soir… en espérant qu’elle n’ait pas changé d’avis.
Il se tourna alors vers Sarah et sortit de sa poche un petit écrin qu’il ouvrit. Un magnifique solitaire s’y trouvait attendant le doigt auquel il était destiné :
- Sarah, veux tu m’épouser ?
Un long murmure de surprise se fit entendre et tous retenaient leur souffle en attendant la suite. Sarah était au bord des larmes mais la gorge serrée par l’émotion parvint à répondre :
- Oh oui !
Tous leurs amis applaudirent à tout rompre et des cris de joie se firent entendre tandis que Harm passait l’anneau au doigt de sa fiancée avant qu’ils n’échangent leur premier baiser officiel.
- Tu étais au courant évidemment demanda Méréédith à son époux, et tu ne m’as rien dit ?
- J’ai préféré te réserver la surprise, répondit l’Amiral, alors qu’il savait pertinemment qu’il avait garder le secret car Mérédith ne savait pas tenir sa langue
Pendant cet échange, Sarah et Harm furent submergés de félicitations et ils durent répondre à un flot de questions que leurs amis leurs posèrent, et aussi trinquer avec tout le monde à leur santé. Les jeunes mariés qui passèrent tout à coup au second plan pour leur plus grand plaisir, pouvaient enfin savourer tranquillement leur nouvelle vie à deux maintenant. Sarah et Harm, eux, étaient loin d’être aussi détendus :
- Excuses moi encore pour mon retard dit Harm Le bijoutier n’avait pas fini son travail et je voulais absolument t’offrir cette bague ce soir
- Tu es tout excusé répondit-elle
Plus tard dans la soirée, elle l’attira sous le porche devant la maison :
- Tu te souviens d’un autre soir de fiançailles ? C’est ici que tu m’as embrassée vraiment pour la première fois.
- Je croyais t’avoir définitivement perdue ce soir là.
- Alors il faut conjurer le mauvais sort.
- Tout ce que tu voudras mon amour.
Et joignant le geste à la parole, ils bouclèrent la boucle par un baiser passionné.


Epilogue :
Sarah n’eut pas le temps de se lever du fauteuil où elle se reposait. Déjà le petit Harmon Rabb, troisième du nom, agé de quatre ans, courut se jeter dans les jambes de son père qui le prit dans ses bras et l’embrassa. Son mari entra dans la pièce et comme à chaque fois qu’elle le voyait, même après toutes ces années, son cœur battit plus fort. Harm était toujours aussi beau que le jour de leur mariage. Il fit descendre son fils qui partit en courant rejoindre sa baby-sitter et déposa un doux et tendre baiser sur les lèvres de son épouse.
- Tu es prête, ma chérie » dit-il en caressant le ventre arrondi de sa femme où grandissait une petite fille qui viendrait au monde dans quatre mois..
- Oui mon amour… Je te suis, répondit Sarah Mackenzie-Rabb en prenant le bras de son mari.
Ce soir ils sortaient avec tous leurs amis pour fêter leur cinquième anniversaire de mariage.


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Shiraz
posté lundi 01 août 2005 à 15:39
Message #2


Khoda Hafiz
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beh franchement : bravo clapping.gif clapping.gif
très bien écrite ta fic !!!
j'ai adoré les métaphores biggrin.gif et surtout continu à en écrire d'autres et à les publier...
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andgels
posté jeudi 11 août 2005 à 07:02
Message #3


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superbe j'ai devorrais ta fic clap.gif clap.gif clap.gif clap.gif clap.gif clap.gif clap.gif clap.gif
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djikay
posté mardi 16 août 2005 à 09:15
Message #4


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merci pour vos encouragements . j'espère que ma fic plaira à d'autres fans aussi. Je vais en écrire une autre dès que mon emploi du temps le permettra a +
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