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samedi 13 janvier 2007 à 16:52
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![]() Advanced Member Groupe : Chroniqueurs Messages : 151 Inscrit : 29/10/2005 |
Ugly Betty, adaptation made in US de la telenovela colombienne Betty la fea, est le carton de la saison 2006-2007 sur la chaîne ABC. Tandis que la telenovela rassemblant 80 millions de téléspectateurs dans toute l’Amérique Latine et aux Etats-Unis, où la communauté hispanique est très importante, a été traduite et vendue dans plus de trente pays, l’adaptation américaine tardait à arriver sur les écrans.
Un véritable succès ! Salma Hayek, actrice hispanique, a tout de suite cru au potentiel de ce projet et a décidé de co-produire Ugly Betty. Elle s’y est même attribuée un rôle récurrent dans la peau d’une directrice d’un magazine de mode, qui ne recule devant rien pour obtenir une exclusivité ou une couverture meilleure que celle des ses concurrents. Pari réussi, puisque plus de 13 millions d’américains sont scotchés tous les jeudi soir devant les tribulations de Betty Suarez, qui se bat pour rester dans cette arène de la mode qui ne lui fait pas de cadeau ! Clin d’œil dans Ugly Betty à la série originale, la famille Suarez est droguée aux telenovelas qu’ils regardent toute la journée à la télévision. Le synopsis Betty, jouée par America Ferrara (4 filles et un jean) est une jeune latino-américaine du Queens, quartier pauvre de NY, habillée à la façon de Mark et son pull élan dans Bridget Jones, de l’embonpoint et un appareil dentaire apparent. Elle ne correspond pas à l’image parfaite et policée des gens travaillant dans la mode, et pourtant elle rêve d’appartenir à ce milieu. Poussée par sa famille, Betty se porte candidate au poste d’assistante de Daniel Meade, incarné par le talentueux Eric Mabius ( Sex Intentions), tout juste intronisé rédacteur en chef du magazine Bradford, las de l’attitude de son fils, séducteur invétéré, engage Betty et l’impose comme assistante à Daniel. Betty n’a pas le profil des assistantes de Daniel, genre top model, aux jambes interminables et sans aucun scrupule à céder à la promotion canapé, et c’est exactement ce que recherche Bradford : quelqu’un qui semble compétent et motivé mais que son fils ne pensera pas à vouloir mettre dans son lit. Des seconds rôles haut en couleur Véritable trouvaille, Ugly Betty est une série originale, rafraîchissante, pleine de charme, et d’humour. La distribution est parfaite. Les seconds rôles sont tout autant soignés et drôles que les premiers, avec pour commencer, Amanda, jouée par Becki Newton (Cold Case), amoureuse éperdue de Daniel Meade briguant le statut d’assistante et de petite amie du patron, et qui se retrouve simple standardiste du magazine et une conquête parmi d’autres de Daniel, Wilhelmina Slater, jouée par Vanessa L. Williams (Ally McBeal, Boomtown, South Beach…), directrice artistique du magazine depuis vingt ans furieuse d’avoir été évincée du poste de rédacteur en chef au profit de Daniel qu’elle juge incompétent et dont elle va saboter le travail, et enfin, son assistant gay et déluré, Mark St James, joué par l’excellent Michael Uri, qui ne recule devant aucun stratagème ou coups bas pour obtenir ce qu’il veut. Amanda et lui se liguent contre Betty dès son arrivée au journal et lui mène la vie dure pour l’obliger à partir. Dans ce monde de requins, la seule bouée de sauvetage de Betty est sa famille, toujours là pour la conseiller et l’épauler. La relation Betty/ Daniel Daniel, lui aussi rejette Betty, et fait tout pour qu’elle démissionne de son plein gré (appels à tout heure du jour et de la nuit, promenade de son chien imposant, nettoyage du chewing gum sous les chaussures, surcharge de travail, gestion de ses maîtresses et attitude de mépris et d’ignorance.) mais celle-ci se révèle très douée en tant qu’assistante et tire souvent Daniel d’un mauvais pas, Wilhelmina et les autres n’attendant qu’une chose, qu’il trébuche. Daniel révise alors son jugement et accepte de collaborer avec Betty. Dans cette arène de la mode sans pitié où tout le monde tire à boulets rouge, Betty devient peu à peu la reine de la mode. Le duo improbable du début devient un véritable tandem de choc ! Dans la version originale, Betty est amoureuse de son patron mais pas dans Ugly Betty, où leur relation s’apparenterait plutôt à une profonde amitié et admiration l’un envers l’autre et c’est bien mieux ainsi. Ce qui rapproche ces personnages est qu’ils ont tous les deux la désagréable impression de devoir prouver ce qu’ils valent, elle, vis-à-vis de ses collègues qui la rejette de leur milieu dont il l’estime indigne, et lui, vis-à-vis de son père qui accorde très peu de crédit à son fils. Au fil des épisodes, Daniel et Betty gagnent en assurance pour plus d’efficacité. Tous les deux s’arment contre les attaques et jalousies et continuent brillamment leur petit bonhomme de chemin. Amanda et Mark voient toujours d’un mauvais œil l’arrivée de Betty mais ils ne peuvent que constater son professionnalisme dans ce métier et petit à petit l’intègre dans leur cercle élitiste de passionnés de la mode. Betty, elle, peut compter sur le soutien de son amie Christina, qui travaille dans le « closet », où sont entreposés tous les vêtements pour les séances photos du magazine. C’est elle au début qui lui révèle la véritable raison de son engagement au poste d’assistante et l’aide à riposter aux méchancetés d’Amanda et de Mark. Daniel, lui, est moins chanceux, puisque Wilhelmina complote toujours contre lui avec une mystérieuse personne qui souhaite couler le magazine et le racheter mais il peut compter sur le soutien infaillible de Betty. Guest Stars Bien qu’Ugly Betty ne compte pour l’instant que douze épisodes à son actif, on retrouve déjà des têtes connues : Judith Light, la célèbre Angela de Madame est servie, et Christopher Gorham (Jake 2.0, Medical Investigation), respectivement dans le rôle de la mère de Daniel portée sur l’alcool, et de Henri, comptable du magazine, timide et un peu maladroit à la manière de Betty, qui n’est pas indifférent à la nouvelle assistante. Si la série continue à surfer sur le succès et il n’y a aucune raison du contraire, il est évident que de nombreuses stars voudront y faire une apparition. Surtout que le potentiel comique est très important, et généralement, ces rôles attirent les acteurs et actrices connues parce qu’ils sont plaisant à jouer et qu’ils leur garantissent une très grande popularité auprès du public. Une version française ? En France, TF1 a acquis les droits de diffusion de l’adaption allemande de « Betty la fea », intitulée « Le destin de Lisa », que la chaîne diffuse depuis le 8 janvier. Dans la version allemande, Lisa, fille un peu gauche et mal habillée en apparence mais débrouillarde et au grand cœur en réalité, travaille dans le milieu de la mode et tombe amoureuse de son patron. Le ton d’écriture est différent de celui de la version US, Ugly Betty est plus grinçante vis-à-vis du monde de la mode et beaucoup plus amusante. TF1 ne s’y est d’ailleurs pas trompé et a également acheté les droits de diffusions d’Ugly Betty que la chaîne diffusera dans le courant de l’année ou l’année prochaine. Aucune date n’ayant été donnée pour le moment. Une version française devrait elle aussi voir le jour mais l’information est à prendre au conditionnel parce qu’après la diffusion de la version allemande et celle américaine, le public français risque de se lasser, mais il est évident que TF1 tient là une excellente série qui devrait ravir petits et grands et lui apporter un gros succès d’audience. En attendant, Ugly Betty se fait une part belle au soleil outre-atlantique avec deux nominations aux prochains Golden Globe dans la catégorie, meilleure série, et meilleure actrice de comédie pour America Ferrara. Souhaitons-lui bonne chance et longue vie ! |
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