par Matthew le 06/02/2006 à 13:37
Triste... C'est le premier mot qui vient à l'esprit lorsqu'on lit cette information publiée dans le journal Le Parisien daté de ce lundi : France 2 met en chantier une nouvelle série, qui verra pour la première fois une femme accéder au plus haut poste de l'Etat, celui de présidente de la république... Pour éviter toute polémique, la nouvelle élue ne sera pas identifiée politiquement, puisqu'elle sera issue de la société civile et ne sera donc ni étiquettée de droite, ni de gauche.
Triste, car cela rappelle étrangèment le scénario d'une série américaine à succès, Commander in Chief, qui a fait ses débuts sur ABC à la rentrée 2005... Plus de 16 millions de téléspectateurs étaient alors au rendez-vous pour découvrir une histoire fictive, mais qui devient de plus en plus probable au fil du temps : une femme qui assure la présidence des Etats-Unis. Bien entendu, toujours pour ne pas susciter des réactions négatives, cette présidente était apolitique...
Triste, puisque cela montre bien le problème français : un manque total de créativité dans la majorité des productions télévisuelles... En effet, les chaînes semblent surfer sur les idées qui marchent à l'étranger : R.I.S. Police Scientifique, copie d'une série italienne inspirée par les Experts puis prochainement Paris Section Criminelle, directement réalisée à partir des scénarios de New York Section Criminelle (Law & Order: Criminal Intent) avec la bénédiction de la production américaine !
Un constat qui ne risque donc pas de se modifier dans les mois à venir... Néanmoins, espérons que cette version française de "Commander in Chief" sera à la hauteur de sa cousine américaine, tout en évitant les insufficances des scénarios : la place de la famille étant ainsi beaucoup trop prépondérante par rapport aux affaires du pays.
L'écriture de cette série, composée de 6 épisodes de 52 minutes, a déjà commencée et est même déjà à un stade très avancé, ce qui permettrait à la chaîne publique de la programmer fin 2006 ou début 2007, juste à temps pour surfer sur la vague de l'élection présidentielle qui se déroulera quelques semaines plus tard. Une affaire à suivre, mais on souhaite tout de même le retour des idées françaises...